Romano Prodi, désavoué sur sa politique étrangère, présente sa démission

LEMONDE.FR avec AFP | 21.02.07 | 16h27  •  Mis à jour le 21.02.07 | 20h42

e chef du gouvernement italien, Romano Prodi, a présenté sa démission au chef de l’Etat, Giorgio Napolitano, mercredi 21 février. Ce dernier “réserve sa décision” , selon une déclaration de la présidence de la République. Le gouvernement de centre-gauche a perdu, dans l’après-midi, un vote crucial au Sénat sur les orientations de sa politique étrangère, alors que le chef de la diplomatie italienne avait agité la veille la menace d’une démission du gouvernement en cas d’échec.

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A l’issue du vote, un conseil des ministres extraordinaire s’est tenu, avant une rencontre prévue entre Romano Prodi et M. Napolitano, afin de “discuter avec lui et l’informer de la situation”. M. Prodi n’était pas obligé de présenter sa démission, car le gouvernement n’avait pas engagé la question de confiance sur ce vote. Mais le chef de la diplomatie, Massimo D’Alema, en avait déjà dramatisé l’enjeu la veille, laissant entendre que le gouvernement “rentrerait à la maison”, en cas de mise en minorité.

“DÉMISSION, DÉMISSION !”

Une personnalité politique proche de la coalition avait auparavant dit croire en la survie du gouvernement. Elle estimait cependant que Massimo D’Alema, également vice-premier ministre, céderait vraisemblablement le portefeuille des affaires étrangères. Cette source pensait aussi que Romano Prodi organiserait un vote de confiance dans l’espoir de resserrer les rangs au sein de la coalition.

Le gouvernement de centre gauche ne dispose que d’une voix de majorité au Sénat et doit compter sur les voix des sept sénateurs à vie. Il n’a obtenu mercredi que 158 voix en faveur de sa motion, alors que 160 étaient nécessaires à son adoption. 136 sénateurs ont voté contre. A l’annonce du résultat, les élus de droite ont aussitôt crié :“Démission, démission !”

Ce résultat illustre la fragilité du gouvernement, formé en mai 2006 à partir d’une vaste coalition, en matière de politique étrangère. Sa diplomatie est en effet contestée au sein même de la majorité par la gauche radicale (communistes et Verts). Cette dernière réclame un calendrier de retrait des quelque 2 000 soldats italiens stationnés en Afghanistan, et s’oppose à l’élargissement de la base américaine de Vicenza, auquel Romano Prodi a donné son feu vert en janvier.

Published in: on February 22, 2007 at 1:26 am  Leave a Comment  

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