Élection présidentielle française de 2007

Élection présidentielle française de 2007

L’élection présidentielle française de 2007 est l’élection présidentielle qui se tiendra en France en 2007 ayant pour but d’élire le Président de la République française pour la période 20072012.

Le premier tour de scrutin aura lieu le dimanche 22 avril 2007. Le second tour éventuel, si aucun candidat ne recueille la majorité absolue des suffrages exprimés, se tiendra le dimanche 6 mai. Le mandat de l’actuel président de la République prend fin le 16 mai à minuit.

Dates du scrutin [modifier]

Les dates du scrutin, qui seront confirmées par décret, ont été rendues publiques par une communication du ministre de l’Intérieur au Conseil des ministres du 24 octobre 2006[1].

  • dimanche 22 avril 2007 : premier tour.
  • dimanche 6 mai 2007 : second tour éventuel.

Toutefois en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Polynésie française et dans les ambassades et les postes consulaires situés sur le continent américain, le scrutin sera avancé d’un jour. Le premier tour y aura donc lieu le samedi 21 avril 2007, et le second tour éventuel le samedi 5 mai.

Candidats déclarés [modifier]

Les différentes personnes citées dans ce paragraphe sont celles qui ont formellement déclaré leur intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2007. Il est cependant quasi-certain que toutes ne soient pas présentes.

En effet, la liste officielle des candidats ne sera publiée par le Conseil constitutionnel français que quelques semaines avant le premier tour après examen de leur candidature. Les candidats doivent remplir certaines conditions, entre autres de recueillir au moins 500 parrainages d’élus provenant d’au moins trente départements. Il est parfaitement envisageable que certains candidats déclarés échouent à présenter une candidature valide.

 

Candidatures à l’élection présidentielle française de 2007
(les scores en italiques sont ceux obtenus par un candidat différent mais de la même formation)

candidat

appartenance partisane

candidature

Prés.
1974

Prés.
1981

Prés.
1988

Prés.
1995

Prés.
2002

candidats membres d’une formation ayant des parlementaires nationaux ou européens

Jean-Marie Le Pen

FN

8 octobre 2005[2]

0,75%

14,38%

15,00%

16,86%
17,79%

Philippe de Villiers

MPF

9 décembre 2006[3]

4,74%

Nicolas Dupont-Aignan

DLR

15 octobre 2005[4]

Nicolas Sarkozy

UMP

14 janvier 2007[5]

L’UMP a été créée en avril 2002 à partir du
RPR, de DL et d’une partie de l’UDF. Score des
candidats de ces partis en 2002 : 19,88%, 3,91%
et 1,19% au premier tour puis 82,21% au second.

François Bayrou

UDF

2 décembre 2006[6]

28,32%
48,24%

16,54%

6,84%

Dominique Voynet[7]

Verts

juillet 2006[8]

3,78%

3,32%

5,25%

Ségolène Royal

PS

16 novembre 2006

43,25%
49,20%

25,85%
51,76%

34,11%
54,02%

23,30%
47,36%

16,18%

Marie-George Buffet

PCF

22 décembre 2006[9]

15,34%

6,8%

8,65%

3,37%

candidats membres d’une formation ayant recueilli 500 signatures à un scrutin précédent

Olivier Besancenot

LCR

25 juin 2006[10]

0,37%

4,25%

Jacques Cheminade

SP

25 décembre 2005

0,28%

Arlette Laguiller

LO

14 décembre 2005[11]

2,33%

2,30%

1,99%

5,30%

5,72%

Corinne Lepage

CAP 21

juillet 2006[12]

1,88%

Frédéric Nihous

CPNT

2 septembre 2006[13]

4,23%

Gérard Schivardi

PT[14]

18 novembre 2006[15]

0,38%

0,47%

candidats membres d’un parti ayant des élus

France Gamerre

GE

août 2005[16]

Jean-Michel Jardry

CNI

21 octobre 2006[17]

Antoine Waechter[18]

MEI

3,78%

autres candidats (par ordre alphabétique)

Yves-Marie Adeline

AR

7 mars 2006[19]

Jean-Philippe Allenbach

Parti Fédéraliste

15 novembre 2005[20]

Yves Aubry

15 février 2006[21]

Yvan Bachaud

RIC

1er mars 2006[22]

Michel Baillif

FNI

Robert Baud

Soheib Bencheikh

ELAN Républicain

4 mai 2006

Leila Bouachera

Roland Castro

MUC

21 avril 2005[23]

Christian Chavrier

PF

12 février 2006[24]

Romdane Ferdjani

Édouard Fillias

AL

28 septembre 2006[25]

Armand Galea

PHF

13 décembre 2005[26]

Christian Garino

E-L

8 mars 2006

Jean-Marc Governatori

FEA

2006

Nicolas Hulot

29 juillet 2006[27]

Daniel Lacroze-Marty

Cesprimer

12 avril 2006[28]

Jean-Paul Le Guen

Michel Martucci

CID

Nicolas Miguet

RCF

16 juin 2006[29]

Alain Mourguy

UDG

21 mai 2004[30]

Rachid Nekkaz

CEAF

13 mars 2006[31]

Jean-Christophe Parisot

CDH

Angelo Piccolo

divers[32] (adhérent UMP)

Stéphane Pocrain

25 mai 2006[33]

Sylvain Poirier

7 novembre 2006[34]

Christophe Salengro

Lucien Sorreda

14 février 2006[35]

Éric Taffoureau-Millet

AH

3 janvier 2006[36]

Précisions sur certains candidats déclarés [modifier]

Jean-Marie Le Pen [modifier]

En vue de l’élection présidentielle et des législatives de 2007, Jean-Marie Le Pen a lancé un appel à différents partis et courants politiques pour constituer une « union patriotique » selon les termes suivants : « Je renouvelle mon appel à l’union patriotique, dont naturellement je prendrai la tête puisque je suis le mieux placé de tous les candidats qui se réclament de la droite nationale pour l’emporter ».

Il s’agit pour lui d’éviter une dispersion préjudiciable des voix telle que celle qui a conduit à l’élimination de Lionel Jospin dès le 1er tour de l’élection présidentielle de 2002.

Bruno Mégret président du Mouvement national républicain (MNR), ainsi que le Parti populiste ont répondu favorablement à cet appel. Le 20 décembre 2006, Bruno Mégret a annoncé qu’il ne se présenterait pas à l’élection présidentielle, mais soutiendrait Jean-Marie Le Pen lors d’une conférence de presse commune avec celui-ci.[37]. En revanche, Philippe de Villiers président du Mouvement pour la France (MPF) a décliné l’offre évoquant même un aveu de faiblesse de la part du président du Front national.

Jean-Marie Le Pen évoque fréquemment les difficultés qu’il éprouverait pour obtenir les 500 parrainages d’élus nécessaires à la validation de sa candidature. Il dénonce en particulier la publication des listes de parrains. De nombreux maires sollicités ont fait cependant remarquer que « Jean-Marie Le Pen commencerait son mandat à l’âge (79 ans) auquel François Mitterrand a terminé (péniblement) son second mandat ». Il faut noter toutefois que Jean-Marie Le Pen bénéficie cette fois-ci du soutien de Bruno Mégret, qui avait, en 2002 obtenu lui-aussi ses 500 signatures. A eux deux, ils ont donc un potentiel “acquis” théorique de 1000 signatures.

Les indications d’opinions semblent montrer une progression de Jean-Marie Le Pen par rapport à 2002. Dans un article récent, Pierre Giacometti, directeur général d’Ipsos France, “on notera l’émergence de Jean-Marie Le Pen et de François Bayrou, bien au-dessus aujourd’hui de leur score de l’automne 2001″. “Jean-Marie Le Pen dispose aujourd’hui d’un niveau de popularité – d’acceptation, de tolérance- nettement plus fort qu’il y a cinq ans”.

La question de la présence ou non de Jean-Marie Le Pen au second tour est cependant difficile à évaluer car, d’un autre côté, la même analyse Ipsos montre que les intentions de vote sont, plus qu’en 2002, mieux concentrées sur les deux principaux candidats : Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal.

Philippe de Villiers [modifier]

Philippe de Villiers se positionne d’abord comme le candidat contre l’Europe politique. Il affirme sa grande différence et son réel désaccord avec Nicolas Sarkozy sur la Constitution européenne, qui souhaiterait selon lui faire voter une mini Constitution européenne par le Parlement en juin prochain. Il demande aussi la préparation de la sortie de la France de l’Euro et se déclare contre le mariage homosexuel. Il a déclaré pour ses voeux en 2007 de “faire de la France ce qu’il a fait en Vendée”, souhaitant ainsi une “France des PME”.

Nicolas Dupont-Aignan [modifier]

Nicolas Dupont-Aignan, ex-membre de l’UMP où il se distinguait par une posture gaulliste à vocation souverainiste et sociale, a annoncé sa candidature le 15 octobre 2005.
Dans un premier temps, il n’excluait pas de participer à la procédure interne de désignation du candidat qui sera soutenu par son ancien parti. Puis il se ravisa, considérant que ces “primaires” n’accorderaient pas une place équitable aux concurrents du président de l’UMP, Nicolas Sarkozy. Il annonça par conséquent son intention de se présenter à l’élection présidentielle sans l’investiture du parti mais avec le soutien de son propre courant, Debout la République. Il a d’ailleurs décidé de quitter l’UMP le samedi 13 janvier 2007, à la veille de l’investiture annoncée de Nicolas Sarkozy, après s’être vu refusé un temps de parole à l’un des congrès de ce parti.
Après avoir déclaré sur son blog, par une note en date du 11 décembre 2006[38], qu’il disposait déjà de 300 promesses de signature, il a annoncé dans le journal Aujourd’hui en France du 31 décembre qu’il ne lui manquait désormais que 150 signatures sur les 500 nécessaires à sa présence au premier tour.

Nicolas Sarkozy [modifier]

Nicolas Sarkozy est le candidat de l’UMP. Il était le seul candidat à l’investiture de son parti[39], et a été officiellement plébiscité le 14 janvier 2007 avec 98,1 % des suffrages exprimés (69,06 % de participation)

Michèle Alliot-Marie avait annoncé, le 27 décembre 2006, dans une interview au journal Sud-Ouest, qu’elle ne briguerait pas l’investiture de l’UMP mais qu’elle réfléchissait à une candidature hors parti[40]. Finalement, le 12 janvier, après un entretien avec Nicolas Sarkozy au siège de l’UMP, elle décide de ne pas se présenter à l’élection présidentielle, et de se rallier à Nicolas Sarkozy.

François Bayrou [modifier]

Ségolène Royal [modifier]

  • Ségolène Royal a été officiellement désignée candidate du parti socialiste à l’issue d’un vote des militants le 16 novembre 2006. Elle a obtenu 60,66% des suffrages, contre 20,69% à Dominique Strauss-Kahn et 18,66% à Laurent Fabius.
    • Mandats précédents : ancienne ministre de l’Environnement (1992-93), de l’Enseignement scolaire (1997-00), de la Famille (2000-02), députée des Deux-Sèvres, présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes depuis 2004
    • Candidature précédente : aucune

Le PS a désigné son candidat par un vote des militants, selon une règle utilisée depuis 1994.

Procédure interne et déclarations sur Parti socialiste – Élection présidentielle de 2007.

Lors d’un congrès extraordinaire le 22 octobre 2006, le PRG a décidé par 473 voix contre 208 de ne pas présenter de candidat (Christiane Taubira étant candidate à la candidature) et de conclure un accord global avec le Parti socialiste (36 circonscriptions réservées[41]).

Les instances du MRC ont décidé à 84% le 10 décembre 2006 de ne pas présenter la candidature de Jean-Pierre Chevènement et soutenir Ségolène Royal dès le premier tour. L’accord électoral prévoit que 10 circonscriptions seront réservées à des candidats MRC, qui seront également soutenus par le PS et que six places de suppléants de candidats socialistes seront réservées au MRC. Dans une soixantaine de circonscriptions restant à déterminer, le MRC présentera ses propres candidats à côté des candidats présentés ou soutenus par le PS[42].

Dominique Voynet [modifier]

Candidate officielle des verts, Dominique Voynet risque de subir l’effet médiatique de Nicolas Hulot, qui se proclame “électron libre”, mais qui exerce une pression sur les partis “Pacte Ecologique”. Dominique Voynet peine dans les sondages, obtenant aux alentours de 2 %.

Situation de la gauche antilibérale [modifier]

Un débat traverse la gauche « antilibérale » (PCF, LCR, Les Alternatifs, MARS, CNGR/AGR, PRS, une partie des Verts, militants sans étiquette issus du syndicalisme ou de l’altermondialisme, etc.) sur la possibilité de candidatures unitaires antilibérales, tant à la présidentielle qu’aux législatives qui suivront. Un appel en ce sens a été lancé par des personnalités, membres ou non de partis politiques et souvent proches des Comités du 29 mai (anciens Comités pour le non de gauche au référendum). Il fait l’objet d’un appel « Pour un rassemblement anti-libéral de gauche et des candidatures communes, il y a urgence ![43] » (plus de 6 900 signataires[44]). L’appel a également été signé par Les Alternatifs, la Gauche Républicaine, Convergence citoyenne, le MARS et le PCF.

Le PCF se dit favorable au principe d’une candidature unitaire. Il a lancé, par la voix de sa secrétaire nationale un appel en ce sens intitulé Pour un rassemblement antilibéral[45]. Son congrès a par ailleurs décidé de mettre en avant Marie-George Buffet comme candidate potentielle pour ce rassemblement, décision réitérée lors de sa conférence nationale, les 21 et 22 octobre 2006[46] et confirmée lors d’un vote interne (à 96,43 %)[47]. La direction du parti propose qu’elle soit entourée d’un collectif unitaire de porte-paroles. Marie-George Buffet a par ailleurs offert de se mettre en congé du PCF temporairement, afin d’éviter toute incompatibilité entre sa fonction et sa capacité à représenter toutes les forces du rassemblement[48].

La LCR, plus réservée, a choisi lors de sa conférence nationale des 24-25 juin d’annoncer la candidature d’Olivier Besancenot. Cependant, ce dernier a indiqué que la LCR était ouverte à la perspective d’une candidature unitaire et qu’il retirerait sa candidature dans cette éventualité[49].

D’autres, au sein de la LCR (Christian Picquet), du PCF (certains refondateurs dont Patrick Braouezec ou Roger Martelli) et particulièrement dans les autres organisations, souhaiteraient plutôt la candidature d’autres personnalités, non attachées à un parti ou une organisation[50], notamment celles de José Bové, Clémentine Autain, ou Yves Salesse qui se sont déclarés prêts à être candidats.

Les Alternatifs, Alter Ekolo (tendance interne des Verts), une grosse parti du réseau Convergence citoyenne et des citoyens non encartés dans un parti politique ont pris position pour la candidature de José Bové[51][52].

Parmi les points de désaccord, outre la question du candidat, on trouve les relations avec le Parti socialiste : là où le PCF souhaite rassembler toute la gauche « sur une base antilibérale », en n’excluant pas le PS, la LCR pose comme préalable non négociable le refus de toute alliance, électorale, gouvernementale ou parlementaire avec ce dernier, quel que soit son programme. Ainsi, José Bové comme la LCR parlent d’une « candidature unitaire à la gauche du PS » tandis que le PCF parle de « rassemblement antilibéral ». De même, la majorité de la LCR juge que le fait d’appeler à voter pour le candidat socialiste, s’il atteint le second tour, n’est « pas de principe », bien que la question la divise.

Pourtant le texte Ambition, stratégie, candidature adopté par les collectifs le 10 septembre à Saint-Denis stipule que les membres du collectif « ne serons pas d’un gouvernement dominé par le social-libéralisme qui, dans sa composition comme dans son projet, ne se donnerait pas les moyens de rompre enfin avec le libéralisme » et que : « Le Parti socialiste, notamment, a adopté un programme qui tourne le dos à une rupture franche avec le libéralisme. Il est hors de question, pour nous, de négocier sur cette base un contrat de gouvernement dont l’action, décevant une nouvelle fois, déboucherait inéluctablement sur le retour d’une droite plus dure encore. De même, il est hors de question d’accepter l’idée proposée par le PS d’une « fédération de la gauche » autour d’une telle orientation.[53] » Ce texte n’est pourtant pas jugé satisfaisant par la LCR, dès lors qu’il ne rompt pas définitivement avec le PS mais conditionne la rupture à ses choix programmatiques.

Lors de la réunion nationale des collectifs unitaires pour une alternative antilibérale, le 10 septembre 2006, les délégués des collectifs ont décidé d’un calendrier, prévoyant le choix du candidat à la mi-novembre[54]. Il a été depuis repoussé au 9 et 10 décembre, date d’une nouvelle réunion nationale qui débattra de ces candidatures. Ce choix devrait se faire par consensus, malgré la proposition de José Bové d’organiser des primaires ouvertes à tous ceux qui accepteraient la Charte antilibérale.

Les 14 et 15 octobre, à Nanterre, une nouvelle rencontre nationale des collectifs a adopté un document programme [55].

Les candidats proposés pour l’investiture par les collectifs sont[56] :

Le 24 novembre, estimant que « le Parti communiste et la LCR ont pris la responsabilité de casser la dynamique unitaire et, par voie de conséquence, de renoncer à répondre aux attentes des couches populaires les plus frappées par les dégâts de la mondialisation libérale », José Bové a annoncé le retrait « provisoire » de sa candidature[57].

La réunion du 9 et 10 décembre à L’Île-Saint-Denis a été houleuse et n’a pas réussi à établir un consensus. La direction du PCF estimait que la candidature de Marie-George Buffet (majoritaire dans les votes indicatifs des collectifs) était la meilleure et appelait à respecter le choix de ces collectifs. L’essentiel des autres organisations voulait une candidature qui puisse rassembler plus largement, sans toutefois avoir d’accord sur un nom. La décision a été de consulter à nouveau les collectifs dans les semaines à venir, sur les noms déjà proposés (Marie-George Buffet, Clémentine Autain, Yves Salesse) et sur d’autres noms évoqués les 9 et 10 (Claude Debons, Jean-Luc Mélenchon…).. Le PCF a, lui, décidé, de reconsulter ses adhérents le 20 décembre pour confirmer ou infirmer la proposition de candidature de Marie-George Buffet.

Les militants communistes ont choisi à 81,05% (41 533 votes) de confirmer cette candidature[58]. Le choix n’a obtenu que 18,90% (9 683 votes), avec 2,02% de votes blancs (1058 votes). La participation a été de 56,4%, soit 52 302 votants. Les autres candidats et organisations dénoncent ce vote comme la signature de la fin de la dynamique unitaire. La rencontre prévue le 21 décembre entre les différentes organisations du rassemblement concluera qu’il n’y aura pas de candidature du rassemblement antilibéral à la présidentielle de 2007. Néanmoins, Claude Debons, animateur du collectif national, appelle les militants à poursuivre le mouvement. Une réunion nationale est prévue les 20 et 21 janvier.

Le 21 décembre, Olivier Besancenot, candidat de la LCR, appelle la gauche antilibérale à se rassembler autour de sa candidature suite à la candidature de Marie-George Buffet [59].

En novembre 2006 un appel national des collectifs antilibéraux est lancé pour la candidature de José Bové

Candidatures incertaines [modifier]

L’hypothèse d’une candidature de Jacques Chirac [modifier]

Jacques Chirac a annoncé lors d’une interview télévisée, le 20 juin 2006, ainsi lors de celle du 14 juillet 2006, qu’il ne révélerait ses intentions qu’au premier trimestre 2007. Il a à cette occasion affirmé que le choix du candidat par l’UMP n’aurait aucune conséquence sur sa candidature.

Au moment des élections présidentielles, Jacques Chirac aura 74 ans. Cet âge n’est pas si considérable en matière politique. François Mitterand avait 72 ans lors de sa dernière élection, mais son mandat durant 7 ans, et non pas 5, ce serait à peu près équivalent. En 1969, alors qu’il était encore président, le Général De Gaulle avait 79 ans. Dans d’autres pays, ces situations ne sont pas non plus exceptionnelles. Mao Zedong est resté leader de la Chine jusqu’à sa mort, à l’âge de 83 ans. Pour revenir à des démocraties, Winston Churchill était encore Premier Ministre en 1955, à l’âge de 81 ans.

Cette candidature, survenant après la désignation des candidats du Parti socialiste et de l’UMP, serait un événement important changeant significativement la donne de l’élection présidentielle.

L’hypothèse d’une candidature de Nicolas Hulot [modifier]

Nicolas Hulot n’écarte pas d’être candidat pour donner une nouvelle impulsion au courant écologiste. Il a annoncé qu’il se prononcera le 22 janvier. Il a en outre indiqué le 5 janvier avoir déjà obtenu 150 signatures.

Controverse autour des 500 signatures [modifier]

Pour être officiellement désigné comme candidat, il faut obtenir 500 signatures d’élus : députés, sénateurs, maires, maires délégués des communes associées, maires des arrondissements de Lyon et de Marseille ou membres élus de l’Assemblée des Français de l’étranger, conseillers généraux des départements, de Mayotte, de Saint-Pierre-et-Miquelon ou du conseil de Paris, conseillers régionaux, élus de l’Assemblée de Corse, de l’Assemblée de la Polynésie française, du Congrès et des assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie, de l’Assemblée territoriale des îles Wallis-et-Futuna.

Ces parrainages, dans un réservoir d’environ 45 000 dont 36 000 de maires, doivent venir d’au moins trente départements ou collectivités d’outre-mer différents sans que plus d’un dixième d’entre eux soit issu du même département ou de la même collectivité d’outre-mer.

L’obtention des 500 signatures nécessaires pour pouvoir se présenter à l’élection présidentielle est toujours sujette à controverse, notamment autour de Jean-Marie Le Pen. Pour 2007, la controverse touche tous les petits partis. L’appel de François Hollande aux élus du Parti socialiste de réserver leurs signatures au candidat socialiste a conduit à une rumeur au sein de ceux-ci qui dit que le PS, l’UMP et parfois l’UDF feraient barrage face à leurs candidats et exerceraient des pressions sur les maires de petites communes pour qu’ils ne donnent pas leur signature. Des futurs candidats aussi opposés qu’Olivier Besancenot et Corinne Lepage en font publiquement état.

Un amendement déposé au nom du groupe socialiste en vue d’étendre la publication au Journal officiel à toutes les présentations reçues ayant été repoussé[60], le Conseil constitutionnel a fait savoir qu’il renonçait à la pratique initiée en 1988 consistant à publier dans ses locaux l’ensemble des parrainages valides[61]. Seuls 500 noms de présentateurs par candidat admis à concourir, déterminés par tirage au sort, seront donc publiés cette fois.

Financement de la campagne [modifier]

Voir les articles Financement de la vie politique et électorale et Financement des campagnes présidentielles en France.

Les aspects de financement des campagnes jouent un rôle très important dans la vie politique.

Ainsi, il est reconnu que la prolifération des petits candidats a pour principale cause l’existence, d’une part, d’une avance sur le remboursement forfaitaire de leurs dépenses de campagne d’un montant de 153 000 Euros [62], et, d’autre part, du remboursement, à titre forfaitaire, des dépenses exposées dans le compte de campagne à hauteur du vingtième du plafond, soit environ 774 000 Euros pour tout candidat, quel que soit le nombre de voix recueillies lors de l’élection [63].

Le seuil des 5% de voix exprimées est extrêmement important : il fait passer le plafond de financement de l’État à 50% du plafond de dépenses, c’est-à-dire que le montant maximum du remboursement forfaitaire passe à 7,740 millions d’Euros, pour un candidat éliminé au 1er tour.

Enfin, les campagnes ne peuvent être financées que par des contributions de personnes physiques, avec un plafond de 4600 Euros par personne.

Les candidats peuvent cependant bénéficier d’apports en nature ou en argent de partis politiques déclarés, sans aucune limite. Ceci peut inciter certains candidats à créer un parti politique ad hoc pour préparer leur campagne. C’est ce qu’a fait par exemple Ségolène Royal avec la création de « Désirs d’avenir », association enregistrée comme parti politique.

Sondages [modifier]

La remise en question de la qualité des sondages [modifier]

Les instituts de sondages ont été fortement remis en cause dans leurs « prévisions » à l’occasion des deux dernières élections présidentielles. En 1995, Nicolas Sarkozy les stigmatisera au soir du premier tour en leur reprochant de ne pas avoir su annoncer le résultat : Jospin en tête (alors que Chirac était annoncé à sa place), Chirac et Balladur au coude à coude (alors que Chirac était censé avoir fortement distancé son concurrent à droite). En 2002, la critique sera d’autant plus forte – et crédible – qu’aucun institut n’avait annoncé Jean-Marie Le Pen au second tour, devançant Lionel Jospin. Plus largement, on critiquera également leur influence sur le monde médiatico-politique qui de 1997 à 2002 a vécu dans une « illusion » d’un Lionel Jospin extrêmement populaire et voué à devenir « naturellement » président de la République.

Plus globalement, les sondages sont également critiqués pour leur essence même. Plusieurs questions sont soulevées :

  • l’impossibilité de juger de la qualité des échantillons sondés, souvent restreints et dont on ne connaît souvent pas les méthodes qui visent à le rendre représentatif de la population dans son ensemble ;
  • la représentatitivité de la réponse des sondés, hors contexte électoral, en particulier de ceux qui ne suivent pas l’actualité politique en permanence. C’est par exemple le point de vue défendu par le démographe Emmanuel Todd : « Des sondages sur la politique réalisés un an avant l’élection, et donc avant que ne s’engage le débat électoral, ne sont à mon sens indicateurs de rien du tout. Hors période électorale, les sondés répondent à un quizz, ils sont à « Questions pour un champion » et on les teste pour savoir s’ils sont au courant…»[64]
  • les méthodes de “redressement” des résultats bruts, censées diminuer les biais (notamment quant à l'”honnêteté” des réponses), qui diffèrent d’un institut à l’autre et l’impossibilité de pouvoir comparer les résultats bruts aux résultats “redressés”, seuls ces derniers étant publiés ;
  • le degré d’indépendance des instituts face à leurs actionnaires, mais aussi aux commanditaires des sondages qui peuvent faire pression sur eux pour favoriser l’émergence d’un résultat en particulier ;
  • le degré de neutralité des dirigeants et des analystes de ces instituts qui s’engagent pour certains aux côtés de candidats (ex. Jean-Marc Lech, fondateur d’IPSOS qui a été le conseiller de plusieurs personnalités politiques) ou dans la vie sociale et politique pour y défendre une vision non neutre de la société (ex. Laurence Parisot, présidente du MEDEF et dirigeante de l’IFOP).

Quelques arguments des sondeurs pour mieux comprendre les résultats de leurs études [modifier]

Pour se défendre les instituts mettent principalement cinq arguments en avant :

  • la fiabilité de leurs critères de sélection et de composition des échantillons de personnes qu’ils sondes qui seraient prouvés par les très nombreuses enquêtes réalisées en dehors du champ politique. Par exemple, lorsqu’un sondage est effectué auprès de consommateurs, ses résultats sont rapidement mis à l’épreuve du choix de la population, avec une dimension économique qui est cruciale pour le commanditaire. Si les sondages n’étaient pas efficaces, le secteur privé n’y ferait aussi massivement appel, car leur utilisation ne serait pas rentable ;
  • le caractère instantané de leurs études qu’il convient d’analyser en tendances et non comme la prédiction d’un résultat (sens qu’on leur donne trop souvent) ;
  • le fait que l’analyse des sondages est essentiellement faite par les médias, et que ce sont eux qui tirent le plus souvent des conclusions trop hâtives des enquêtes d’opinion, qui ne tiennent pas compte des marges d’erreur (2 à 3%). L’exemple du 51% / 49% en faveur d’un candidat est souvent cité. Celui-ci se traduit dans la presse par des titres l’annonçant en tête, alors qu’avec la marge d’erreur, il est impossible de savoir s’il l’est réellement ;
  • leurs difficultés à appréhender certains électorats, comme celui du Front national ou de la droite en général, et ce, pour des raisons structurelles tenant à la qualité des réponses des sondés. En effet, les électeurs du Front national n’osent, par exemple, pas toujours assumer leur choix et ne disent pas toujours la vérité aux sondeurs quant à leur intention de vote. Il en va de même pour les électeurs de droite qui sont moins « revendicatifs » de leurs opinions que ceux de gauche. Dernier exemple, celui de l’extrême gauche qui se voit parfois créditer d’intentions de vote venant d’électeurs de la gauche de gouvernement qui veulent ainsi marquer leur volonté d’« ancrer la gauche à gauche » sans finalement concrétiser leur intention. Toutes ces difficultés biaisent les résultats bruts des sondages. Aussi les instituts utilisent-ils des formules mathématiques de redressement pour rectifier les résultats brut avant leur publication. Cependant, ces formules ne sont pas toujours fiables car elles se fondent généralement sur les dernières élections qui sont la seule référence qui permet de déterminer le différentiel entre d’une part, les intentions des électeurs exprimés à travers les sondages et d’autre part, leur choix le jour du scrutin ;
  • les taux d’indécis et de personnes ne se prononçant pas qui sont souvent forts et pourtant assez peu mis en avant par les médias. Le vote de ces indécis est pourtant déterminant et l’on sait qu’environ un tiers des électeurs ne fait son choix définitif que le jour du scrutin.

 

Résultats des principaux sondages réalisés durant la pré-campagne et la campagne présidentielle [modifier]

(1er tour) [modifier]

Sofres

Sofres

Sofres

Sofres

Sofres

Sofres

Sofres

Sofres

18/05/06

15/06/06

17/07/06

05/09/06

05/10/06

13/10/06

09/11/06

07/12/06

Arlette Laguiller

3,5

3,5

4

3

3

3

2,5

3,5

Olivier Besancenot

5

6

4

3,5

5

4

4

3,5

Marie-George Buffet

3

2

3

3

3

2

2

2

Ségolène Royal

30

32

32

34

29,5

34

34

33

Dominique Voynet

2,5

2

1,5

1,5

2

1

1,5

2

François Bayrou

8

8

6

7

7

7

7

8

Nicolas Sarkozy

34

31

35

36

38

36

34

33

Philippe de Villiers

4

3

3

2

3

2

2

2

Jean-Marie Le Pen

10

12,5

11,5

10

9,5

11

13

11,5

Les sondages cités ne montrent pas les pourcentages de ceux qui se sont retirés ( en particulier Mégret, Chevènement, Taubira )

A noter que ces chiffres ne donnent pas le nombre de personnes qui ont répondu à la question pour qui voulez-vous voter, car ces chiffres sont redressés pour correspondre aux analyses des instituts, et ne tiennent compte ni des abstentionnistes, ni des personnes qui ont refusé de répondre ou n’étaient pas là au moment de l’appel téléphonique.

tous les sondages sofres ipsos csa ( groupe bolloré ) bva

 

[ Dérouler ]

estimations par “la règle des 4 sigmas”

estimation des résultats de la présidentielle 2002
à partir de 27 sondages IPSOS, BVA, CSA, IFOP, SOFRES
au 8 janvier 2007 ( voir sondages de 2002 )

valeur minimum

valeur maximum

positions finales
possibles

Arlette LAGUILLER

0

6,4

3 à 9

Olivier BESANCENOT

0,5

8,6

3 à 9

Marie Georges Buffet

0,3

6,0

3 à 9

Ségolène Royal

22,3

39,7

1 ou 2

– Dominique Voynet

0,0

4,2

3 à 9

François BAYROU

0,9

13,9

3 à 9

– Nicolas Sarkozy

23,2

41,6

1 ou 2

– Philippe de Villiers

0,0

7,4

3 à 9

Jean-Marie LE PEN

3,9

21,1

3 à 9

exemple de lecture du tableau : Les sondages montrent qu’Olivier Besancenot devrait faire entre 0,5% et 8,6%; sa position finale devrait être entre la 3ème et la 9ème place;

La valeur minimum est la moyenne des sondages moins 4 fois l’écart type.

La valeur maximum est la moyenne des sondages plus 4 fois l’écart type.

La position finale estimée est calculée en comparant les valeurs maximales et minimales des différents candidats.

Remarque : l’intégration de nouveaux sondages depuis un mois a rapproché le max de lepen des min de royale et sarkosy, ce qui augmente la probabilité de voir lepen au second tour.

(2e tour) [modifier]

TNS Sofres [1]

CSA [2]

IFOP [3]

IPSOS [4]

Avril 2006

Royal 51% – Sarkozy 49% (18)

Royal 53% – Sarkozy 47% (18 et 19)

Sarkozy 51% – Royal 49% (20 et 21)

Royal 51% – Sarkozy 49% (7 et 8)

Mai 2006

Royal 53% – Sarkozy 47% (16 et 17)

Royal 51% – Sarkozy 49% (12 et 13)

Juin 2006

Royal 51% – Sarkozy 49% (7)

Royal 51% – Sarkozy 49% (29 et 30)

Sarkozy 51% – Royal 49% (9 et 10)

Juill. 2006

Sarkozy 51% – Royal 49% (7 et 8)

Août 2006

Sarkozy 51% – Royal 49% (18 et 19)

Sept. 2006

Royal 52% – Sarkozy 48% (27)

Sarkozy 52% – Royal 48% (8 et 9)

Oct. 2006

Royal 51% – Sarkozy 49% (16)

Sarkozy 53% – Royal 47% (17)

Royal 50% – Sarkozy 50% (12)

Nov. 2006

Royal 53% – Sarkozy 47% (24)

Royal 51% – Sarkozy 49% (17 et 18)

Déc. 2006

Royal 50% – Sarkozy 50% (01)

Sarkozy 51% – Royal 49% (7)

Jan. 2007

Royal 52% – Sarkozy 48% (4)

Royal 50,5% – Sarkozy 49,5% (7)

Cette liste ne se veut pas exhaustive et sera complétée progressivement. Elle ne concerne que les résultats pour un éventuel second tour. Les candidats – ou présumés candidats – y figurant varient en fonction des personnalités choisies par les instituts et proposées aux sondés.

Notes et références [modifier]

 

Published in: on January 27, 2007 at 3:31 am  Leave a Comment  

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